OH SHIT ! It was done too muche ! OH SHIT !
Ce sont des mots que je connais par coeur, qu'à une époque, j'entendais tous les jours. Ils étaient mon cri de guerre, ma sérénade à la lune lorsque je rentrais de soirée, à pieds, que je dévalais la rue qui va de la place du Parlement à celle de la République, des mots mal employés, qui ne veulent plus rien dire, mais qui contrôlaient ma vie.
Et puis un jour, tout a cessé. La joie qu'ils représentaient a cessé d'être en moi. Le monde qui s'était créé autour de ces mots s'est effondré pour laisser place à un autre, neuf, frais, un peu instable. Trop instable. Très vite, ce monde a pourri, et je me retrouvais à nouveau sans repère. C'était une période d'errance. Toute une année.
Oui, exactement douze mois plus tard, je trouvais un nouveau monde, encore. Un monde que je n'avais encore jamais pris la peine d'explorer, un monde qui me paraissait dérisoire et ridicule. Ce même monde était plus stable, plus ouvert et plus frais encore que les deux autres. Ce monde qui m'a réouvert les yeux. Ce monde qui a jeté au loin mon coeur pourri par la tristesse et la déprime d'une séparation difficile, pour le remplacer par un nouveau, tout jeune, plus ouvert encore. J'ai redécouvert tout ce que j'avais abandonné ou ignoré pendant des années pour des raisons diverses. J'ai pu passer outre mon bloquage, écouter d'une oreille nouvelle toutes ces chansons que le deuxième monde avait éradiqué, et ces mots sont revenus boucler la boucle.
OH SHIT ! It was done too much ! OH SHIT ! Oh, pardon me !
OH SHIT ! It was done too much ! OH SHIT !
